De
Michaela Fukacová émanent une force et une détermination
hors du commun. Elle retrouve avec le concerto pour violoncelle de Dvorak un
vieil ami. Au printemps d'une seule année, ne l'a-t-elle pas joué
onze fois lors de la tournée du 100 ème anniversaire de la Philharmonie
tchèque? Comme dompté, son instrument obéit. Personne n'oserait
résister à cette longue jeune femme brune. Il va même pleurer
dans l'Adagio ma non troppo. Une interprétation très personelle
et contrastée, faite de rigueur et de liberté, de violence et
de langueur.
Longuement et chaleureusement ovationée, Michaela Fukacová retrouve
son violoncelle pour "Le Cygne de Saint-Saëns", qu'elle affectionne
particulièrement.
Le Télégramme, 27 novembre 2002